George Russell n’a pas tardé à rappeler qu’il avait encore son mot à dire. Tout juste de retour de la pause estivale, le Britannique est allé claquer la pole position des qualifications sprint du Grand Prix des Pays-Bas, au terme d’une séance respirant la tension à Zandvoort.
Avec un chrono de 1’11’’567, Russell a devancé Lando Norris de seulement 0’’041 et Charles Leclerc de 0’’055. Ces écarts infimes résument parfaitement l'intensité de la bataille : jusqu’au tout dernier tour, la pole semblait pouvoir basculer entre les mains de Mercedes, McLaren ou Ferrari.
Norris avait pourtant fait le plus dur dans les dernières minutes de la SQ3. Son temps de 1’11’’608 paraissait solide pour verrouiller la première place, mais Russell a trouvé les ressources nécessaires dans son ultime tentative pour renverser la situation. Derrière eux, Leclerc s'installe sur la première ligne virtuelle à la troisième place, tandis qu’Oscar Piastri et Kimi Antonelli se placent en quatrième et cinquième positions.
Max Verstappen doit quant à lui se contenter d’une décevante sixième place. Il devance Lewis Hamilton, Pierre Gasly, Gabriel Bortoleto et le jeune Arvid Lindblad, qui vient fermer le top 10.
Mercedes revient dans le match
La performance de Russell est d’autant plus impressionnante qu’aucune hiérarchie claire ne s’était dégagée pendant la séance. McLaren avait affiché un rythme redoutable en SQ2, Piastri s'emparant de la tête en 1’12’’026. Leclerc avait lui aussi montré que sa Ferrari en avait sous le capot, tandis que Mercedes montait sagement en puissance.
La journée avait pourtant commencé par une belle frayeur pour Antonelli. L'Italien, qui avait dominé les essais libres, a attaqué un peu trop fort son premier tour lancé et a fini sa course dans le gravier. Heureusement, Mercedes a vite confirmé que la monoplace n'avait rien de grave.
Russell, de son côté, a tracé sa route sans faire de bruit. Jusqu’à ce fameux dernier tour où il a fait la différence.
« C’est un vrai bonheur d'être de retour après les vacances », a confié le Britannique à sa descente de voiture. « C’est un circuit que j’adore et qui demande un engagement total. » Russell a aussi avoué que la fin de la première partie de saison avait été rude, ce qui rend cette pole encore plus savoureuse.
Lawson échoue aux portes de la SQ3
Pour son retour chez Red Bull en remplacement d’Isack Hadjar, Liam Lawson a longtemps cru pouvoir créer la surprise. Le Néo-Zélandais a d'ailleurs sorti un gros tour en SQ1 au volant de la Red Bull officielle.
Mais la SQ2 lui a malheureusement été fatale. Lawson échoue à la 11e place, à seulement neuf millièmes de Yuki Tsunoda, 12e. Un coup dur pour les deux pilotes qui s'arrêtent juste avant la phase finale.
Derrière, Franco Colapinto se classe 14e, devant Nico Hülkenberg, Esteban Ocon et Alex Albon. Ce dernier n’a jamais réussi à hisser sa Williams en SQ3.
Aston Martin boit la tasse
L’ambiance est beaucoup plus lourde chez Aston Martin. Malgré une cascade de nouveautés apportées à Zandvoort, dont une version améliorée du bloc Honda, l’écurie n’a pas été foutue de passer un seul pilote en SQ2.
Lance Stroll pointe à une triste 19e place, tandis que Fernando Alonso s'effondre au 22e rang. L’Espagnol a été plombé par un souci technique avec le mode « ligne droite » de son aileron arrière. Sa séance avait déjà mal débuté avec un gros blocage de roues au premier virage et un passage hors-piste.
Alonso se retrouve ainsi relégué derrière les deux Cadillac de Valtteri Bottas et Sergio Pérez, respectivement 20e et 21e.
La première partie des qualifications a également fait des victimes, éliminant d'entrée Ollie Bearman, Carlos Sainz, Stroll, Bottas, Pérez et Alonso. Sainz, déjà freiné par un fond plat endommagé pendant les essais libres, n’a jamais trouvé le bon tempo pour se mêler à la bagarre.
Une course sprint qui promet des étincelles
Avec Russell en pole, Norris en embuscade et trois écuries capables de viser la gagne, le Sprint de Zandvoort s’annonce bouillant. Les écarts sont ridicules et les dépassements s'annoncent complexes sur ce tracé hollandais : le départ va valoir cher.
Le feu vert du Sprint sera donné samedi à 12h00, heure locale. Russell deaura une occasion en or de concrétiser cette pole et de prouver que Mercedes a les crocs pour cette rentrée.


