Leclerc impose le rythme à Monaco lors d’une EL1 mouvementéeCrédit image : France Racing
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Leclerc impose le rythme à Monaco lors d’une EL1 mouvementée

Monaco n’a pas eu besoin de longtemps pour révéler ses premières vérités : Charles Leclerc s’est immédiatement installé aux avant-postes lors d’une EL1 déjà très agitée. Entre drapeaux rouges, sorties de piste et erreurs en série, la séance a rapidement perdu son rythme… mais pas son intensité. Et au milieu de ce chaos maîtrisé, le pilote Ferrari a signé le meilleur temps, lançant un message clair à domicile.

Monaco n’a pas traîné à retrouver son atmosphère si particulière. Dès la première séance d’essais libres, le ton était donné : du monde en piste très tôt, des trajectoires encore hésitantes, et déjà cette impression que chaque centimètre allait compter. Dans ce décor toujours un peu brutal pour les nerfs, Charles Leclerc s’est rapidement installé aux avant-postes.

Le Monégasque n’a pourtant pas eu un début de séance parfaitement propre. Un blocage de roues à Mirabeau, une sortie légère avant de repartir en marche arrière, rien de dramatique mais suffisamment pour rappeler que Monaco ne pardonne pas les automatismes. Malgré ça, le rythme est venu assez vite. Et surtout au bon moment.

Dans le haut du classement, la lutte s’est dessinée progressivement entre Ferrari, Mercedes et Red Bull. Lewis Hamilton a d’abord pris le dessus avec un tour en 1’15’’617, avant de repousser ses limites et de reprendre brièvement la tête plus tard dans la séance. Max Verstappen, lui, est resté dans le coup sans forcément réussir à aligner un tour totalement propre, tout en se plaignant à la radio d’un comportement perfectible de sa voiture.

Mais comme souvent à Monaco, tout s’est joué dans les dernières minutes. La piste s’est améliorée, les pneus médiums ont pris le relais, et les chronos ont chuté. C’est à ce moment-là que Leclerc a frappé le plus fort, passant sous la barre des 1’14 puis des 1’13 pour signer un 1’13’’978 qui restera le meilleur temps de la séance. Suffisant pour devancer Hamilton de 0’’226 et Verstappen de plus d’une demi-seconde.

Entre-temps, la séance avait déjà été hachée par plusieurs interruptions. Isack Hadjar a notamment perdu le contrôle à la chicane de la Piscine, envoyant sa monoplace dans les barrières et provoquant un drapeau rouge. Plus de peur que de mal pour le pilote, mais une RB22 fortement endommagée et une session à reconstruire pour tout le monde. Un peu plus tôt, Fernando Alonso avait aussi laissé des débris en piste après un contact avec les barrières à la sortie du tunnel, relançant une nouvelle neutralisation.

Dans ce contexte déjà instable, les incidents se sont multipliés en fond de peloton. Liam Lawson et Arvid Lindblad ont tour à tour signalé des soucis ou des gênes en piste, tandis que chez Haas, Esteban Ocon et Ollie Bearman semblaient déjà engagés dans une forme de tension interne autour de leurs interactions en piste.

Au final, derrière le trio Leclerc–Hamilton–Verstappen, on retrouve Antonelli et Russell dans le top 5, puis Norris en embuscade. Plus loin, les écarts se sont creusés mais certains ont tiré leur épingle du jeu, comme Hülkenberg ou Bortoleto dans le top 10.

Une première séance fidèle à Monaco : rapide, imprévisible, et jamais vraiment propre. Mais surtout, une première indication claire que Leclerc, chez lui, n’a pas l’intention de laisser le moindre doute s’installer.