Ferrari a clairement pris le contrôle du week-end à Monaco lors de cette deuxième séance d’essais libres, et ce n’est pas vraiment un hasard si le scénario tourne autour de eux depuis le début. Sur une piste où tout se joue au millimètre, c’est finalement Lewis Hamilton qui s’est montré le plus propre et le plus rapide, en allant chercher un 1 min 13 s 026 en pneus tendres. Juste derrière, Charles Leclerc n’est pas loin, à un peu plus d’un dixième, mais suffisamment pour laisser la Scuderia signer un doublé qui a fait réagir dans le stand.
Derrière ce duo Ferrari, Max Verstappen reste dans le coup sans jamais vraiment lâcher prise, mais il manque ce petit quelque chose pour aller chercher la référence absolue sur un tour parfait dans les rues de la Principauté. Les conditions étaient idéales en fin d’après-midi, et on a vite senti que les écarts allaient se jouer sur la confiance plus que sur la pure performance.
Le début de séance avait déjà donné le ton, avec Leclerc et Hamilton immédiatement dans le rythme, chacun posant des temps solides avant que la piste ne s’améliore progressivement. Puis les runs en pneus tendres ont vraiment redistribué les cartes, avec Verstappen qui a brièvement pris la tête avant que Ferrari ne réplique dans la foulée. Au final, la hiérarchie s’est stabilisée avec Hamilton devant Leclerc et Verstappen.
Derrière, George Russell et Kimi Antonelli ont tenté de rester au contact pour Mercedes, même si Russell a frôlé la correctionnelle après une sortie un peu chaude près de la piscine, et Antonelli a signalé une voiture très imprévisible dans le trafic. McLaren, de son côté, a vécu une séance bien plus compliquée : Lando Norris a fini immobilisé à la Nouvelle Chicane, déclenchant une VSC qui a cassé le rythme d’une première partie de séance plutôt intense.
On retient aussi quelques scènes plus agitées au milieu du peloton, comme l’accident en EL1 de Isack Hadjar, qui a réussi à reprendre la piste ensuite, ou encore les difficultés de Franco Colapinto après un contact avec les barrières à Sainte-Dévote. Oscar Piastri a dû porter les espoirs de McLaren seul sur cette séance, sans parvenir à se rapprocher du sommet.
Au final, cette FP2 laisse surtout une impression nette : Ferrari a de la vitesse, Hamilton est déjà parfaitement dans le rythme, et Leclerc n’est jamais loin. Mais à Monaco, tout peut basculer très vite, et ce genre de hiérarchie du vendredi ne tient jamais bien longtemps dès que la pression monte.




