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Verstappen s’impose avec autorité, Leclerc et Antonelli complètent le podium
Max Verstappen a enfin triomphé à Singapour ! Pour son 250e Grand Prix, le pilote Red Bull a livré une course solide sur le circuit de Marina Bay et décroché une 73e victoire en carrière. Derrière lui, Charles Leclerc et Kimi Antonelli complètent le podium, tandis que Ferrari et McLaren ont connu une fin de course mouvementée. Retour sur une course riche en rebondissements, entre stratégies risquées, remontées et bataille acharnée dans les derniers tours.
Max Verstappen tient enfin sa victoire à Singapour. Le pilote Red Bull s’est imposé ce dimanche à Marina Bay après une course qu’il a largement maîtrisée, sans jamais vraiment laisser ses adversaires revenir à sa hauteur. Ce succès a une saveur particulière : il intervient lors de son 250e départ en Formule 1 et porte son total à 73 victoires. Charles Leclerc a pris la deuxième place, à un peu plus de sept secondes, tandis que Kimi Antonelli a complété le podium après une fin de course disputée.
Verstappen attendait encore de gagner sur ce circuit urbain, réputé aussi exigeant pour les pilotes que pour les monoplaces. Ce dimanche 11 octobre, malgré la chaleur et l’humidité pesantes de Singapour, le Néerlandais n’a pas tremblé. Bien parti, solide dans la gestion de ses pneus et efficace lors de son arrêt aux stands, il a progressivement creusé l’écart avec Leclerc. Une fois installé en tête, il n’a plus vraiment été inquiété.
Un départ décisif, puis Verstappen prend le large
La menace était pourtant bien réelle au premier virage. Parti de la pole position, Verstappen a dû résister à Charles Leclerc, déterminé à profiter du moindre espace pour prendre les commandes. Le Néerlandais a tenu bon et conservé la tête, tandis que la Ferrari restait dans son sillage immédiat.
Pendant quelques tours, le Monégasque a même maintenu la pression, suffisamment proche pour envisager une attaque. Mais Verstappen a rapidement haussé le rythme. Dès le septième tour, l’écart commençait à se creuser, et la Red Bull semblait avoir trouvé le bon équilibre entre performance et gestion des pneumatiques.
La suite a confirmé cette impression. Là où ses adversaires devaient composer avec des stratégies parfois délicates, Verstappen a contrôlé son avance sans prendre de risques inutiles. Son passage des pneus tendres aux médiums, au 33e tour, s’est déroulé sans difficulté particulière. Il a repris la piste en tête et n’a plus vraiment été inquiété.
Même quelques problèmes de communication radio n’ont pas perturbé sa course. Son ingénieur Gianpiero Lambiase peinait parfois à entendre ses réponses, obligeant l’équipe à recourir à son panneau d’affichage. Un contretemps mineur au regard de la maîtrise affichée par le pilote néerlandais.
« Ça a pris du temps, mais je pense que cette course a été très bonne », a confié Verstappen après l’arrivée. Le pilote Red Bull a notamment souligné le rythme de sa voiture avec les deux types de pneus utilisés. Une satisfaction d’autant plus grande qu’il attendait toujours une première victoire à Singapour.
Leclerc solide, Antonelli frappe encore
Derrière le vainqueur, Charles Leclerc a dû se contenter de la deuxième place. Le pilote Ferrari a résisté aussi longtemps que possible avant de voir Verstappen s'échapper, puis a géré sa course pour assurer un podium précieux. Il franchit la ligne avec 7,335 secondes de retard, sans avoir réellement disposé des moyens nécessaires pour revenir sur la Red Bull.
La troisième place est revenue à Kimi Antonelli, au terme d’une course plus mouvementée. Le pilote Mercedes a connu quelques inquiétudes, notamment après des interventions sur ses freins avant le départ. En piste, il a également dû surveiller les limites du tracé, au point de recevoir un avertissement des commissaires.
Ces difficultés ne l’ont pas empêché de finir fort. Dans les derniers tours, alors que Lewis Hamilton tentait de défendre sa position face à Lando Norris, Antonelli a profité de la lutte pour se rapprocher. Il a finalement dépassé le Britannique dans le virage 16 pour s’emparer de la troisième place.
Ce résultat pourrait compter dans la course au championnat. Antonelli repart de Singapour avec 15 points supplémentaires et renforce sa position au classement général. La performance est d’autant plus notable que le jeune Italien a dû composer avec une voiture qui ne lui a pas toujours donné entière satisfaction.
Ferrari laisse filer un meilleur résultat
La course de Lewis Hamilton a pris une tournure bien différente. Parti avec les pneus médiums, le pilote Ferrari a tenté de construire sa stratégie sur la durée avant de rentrer aux stands au 19e tour pour chausser des pneus tendres.
Ce choix lui a permis de gagner des places, mais la suite s’est révélée plus compliquée. Hamilton s’est retrouvé derrière son coéquipier Leclerc pendant plusieurs tours, au point de signaler à la radio une perte de temps importante. Lorsque les deux Ferrari ont finalement pu évoluer à des rythmes différents, le Britannique avait déjà laissé échapper une partie de ses chances.
Avec des pneus plus frais, Leclerc a fini par prendre le dessus sur Hamilton. Le Britannique a ensuite vu Norris, puis Antonelli, le dépasser à leur tour. Il a finalement dû se contenter de la sixième place, un résultat frustrant au vu de ses ambitions en début de course.
À l’arrivée, Hamilton n’a pas cherché à se défausser. Il a présenté ses excuses à son équipe à la radio, reconnaissant que le choix de ne pas effectuer un deuxième arrêt venait de lui. Cette stratégie lui a coûté cher, d’autant que Ferrari semblait avoir les moyens de viser mieux qu’une deuxième et une sixième place.
McLaren s’accroche, Russell signe une belle remontée
Les McLaren de Lando Norris et Oscar Piastri ont terminé quatrième et cinquième. Les deux coéquipiers ont cette fois évité les accrochages du sprint, mais ils n’ont jamais vraiment réussi à inquiéter Verstappen, trop solide en tête.
Norris a longtemps tenté de rester au contact d’Antonelli. Dans les derniers tours, il s’est retrouvé mêlé à la bataille pour le podium, sans parvenir à faire la différence. Piastri a eu un parcours plus compliqué. Un arrêt au stand qui s’éternise, puis une crevaison lente : l’Australien a perdu du temps et a dû revoir ses plans en cours de route. Il a tout de même réussi à revenir dans le jeu et à dépasser Hamilton dans les derniers tours pour arracher la cinquième place.
De son côté, George Russell peut être satisfait de sa course. Parti 19e après une pénalité pour un changement de moteur, le pilote Mercedes a dû batailler pour remonter dans le classement. Il a gagné plusieurs positions au fil des tours, notamment en prenant le dessus sur Esteban Ocon et Pierre Gasly. À l’arrivée, il se classe neuvième. Ce n’est pas un podium, évidemment, mais compte tenu de sa position sur la grille, sa remontée mérite d’être soulignée.
Isack Hadjar a également signé une course intéressante. Parti depuis la voie des stands après des changements sur son groupe propulseur, le Français a réussi à intégrer le top 10 et termine dixième. Il marque ainsi des points dans un contexte loin d’être idéal.
Liam Lawson a pris la septième place pour Racing Bulls, devant Nico Hülkenberg, huitième avec Audi. Gasly échoue aux portes des points en onzième position, devant les pilotes Haas, Ollie Bearman et Esteban Ocon.
Trois abandons et une course éprouvante
Comme souvent à Singapour, la chaleur et les contraintes du circuit ont pesé sur les organismes comme sur les monoplaces. Trois pilotes n’ont pas vu l’arrivée.
Gabriel Bortoleto a été le premier à abandonner après un problème présumé de boîte de vitesses sur son Audi. Son immobilisation a provoqué une neutralisation virtuelle, avant que sa voiture ne prenne feu. Les commissaires sont rapidement intervenus pour maîtriser la situation.
Franco Colapinto a ensuite dû renoncer à la suite d’un problème de transmission sur son Alpine. Lance Stroll a été le dernier à abandonner, son Aston Martin s’immobilisant au virage 15 en raison d’un problème d’embrayage présumé.
Alex Albon a lui aussi connu une fin de course difficile. Le pilote Williams a abandonné tardivement, mais figure à la 18e place du classement communiqué. Fernando Alonso termine seizième pour Aston Martin, juste devant Sergio Pérez, tandis que Valtteri Bottas ferme la marche en 19e position.
Verstappen signe un succès symbolique avant Austin
Cette victoire a une saveur particulière pour Verstappen. Pour sa 250e participation à un Grand Prix, il s’offre un succès qui lui échappait encore sur le circuit de Marina Bay. Il ajoute ainsi une nouvelle ligne à un palmarès déjà impressionnant, avec désormais 73 victoires en Formule 1.
Le Néerlandais a surtout démontré qu’il savait gérer une course dans laquelle la moindre erreur aurait pu relancer ses adversaires. Parti en tête, il a contrôlé le rythme, exécuté son arrêt au bon moment et conservé suffisamment de marge pour aborder les derniers tours sans pression majeure.
Le championnat, lui, reste à suivre de près, notamment après le nouveau podium d’Antonelli. Les pilotes auront toutefois peu de temps pour souffler : après une semaine de pause, la Formule 1 retrouvera les États-Unis du 23 au 25 octobre, sur le circuit d’Austin.
Verstappen arrivera au Texas avec une victoire de référence et la satisfaction d’avoir enfin fait tomber Marina Bay. Pour ses rivaux, le rendez-vous américain offrira déjà une nouvelle occasion de tenter de lui répondre.



