George Russell a été le plus rapide de la toute première séance d’essais libres disputée sur le Madring, nouveau circuit urbain du Grand Prix d’Espagne. Le pilote Mercedes a devancé son équipier Kimi Antonelli de 286 millièmes, tandis que Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont placé les deux Ferrari aux troisième et quatrième places.
Il fallait tout découvrir ou presque ce vendredi après-midi à Madrid. Pour le retour de la Formule 1 dans la capitale espagnole, les pilotes ont pris la piste à 13h30 pour une première heure destinée avant tout à comprendre les réactions de leurs voitures sur ce tracé de 5,414 kilomètres et 22 virages.
La piste n’a pas tardé à évoluer. Les chronos se sont améliorés au fil des tours, alors que les pilotes apprivoisaient un circuit encore très peu gommé et particulièrement chargé en trafic. Esteban Ocon a rapidement fait part d’une première impression positive, estimant que « l’adhérence est excellente ».
Les premières minutes ont toutefois apporté leur lot de petits soucis. Sergio Pérez a dû rentrer aux stands afin de faire remplacer son volant sur sa Cadillac. Chez Alpine, Pierre Gasly et Franco Colapinto ont quant à eux perdu une partie du début de séance, leurs monoplaces restant au garage pendant environ un quart d’heure.
Les limites du Madring ont également été rapidement testées. Antonelli est sorti large au virage 13, tandis que Gabriel Bortoleto et Nico Hülkenberg se sont fait remarquer en coupant la chicane du virage 5. Rien de vraiment alarmant pour une première prise de contact, mais suffisamment pour rappeler que le moindre écart pourrait coûter cher sur ce circuit urbain.
À mi-séance, Lewis Hamilton occupait la première place en 1 min 34 s 620, juste devant son équipier Leclerc. Antonelli était alors à deux dixièmes, avec toutefois un avantage important : le jeune Italien avait déjà chaussé les pneus tendres.
Russell, lui, avait connu un premier passage en pneus tendres perturbé par le trafic. Il a donc dû patienter avant de véritablement lancer son tour rapide. Liam Lawson en a profité pour se hisser provisoirement au quatrième rang avec sa Red Bull.
La hiérarchie s’est ensuite resserrée à mesure que la piste gagnait en adhérence. Russell a retrouvé les premières places, tandis que Verstappen commençait à composer avec l’usure de ses pneus médiums. Dans ce genre de séance inaugurale, les chronos bruts ne racontent donc qu’une partie de l’histoire : chaque équipe accumule encore des données et cherche surtout à comprendre le comportement des gommes sur la nouvelle surface.
À vingt minutes du drapeau à damier, Yuki Tsunoda a connu un problème plus sérieux. Sa Racing Bulls a été ramenée au garage en raison d'un souci de direction assistée, mettant fin à sa séance. Le Japonais n’a ensuite pas pu reprendre la piste.
Pendant ce temps, Russell continuait de construire son chrono. D’abord crédité d’un 1 min 34 s 145, le Britannique a amélioré quelques instants plus tard en 1 min 34 s 077. Un temps que personne n’est parvenu à battre.
Antonelli s’est installé en deuxième position dans les dix dernières minutes, à moins de trois dixièmes de son équipier. Leclerc a, de son côté, eu davantage de mal à exploiter ses pneus tendres et a terminé à 459 millièmes de Russell. Hamilton, resté en médiums pour son meilleur chrono, a complété le top 4.
Derrière les Ferrari, Max Verstappen a pris la cinquième place, devant Lando Norris. Arvid Lindblad a signé une prometteuse septième position pour Racing Bulls, juste devant Oscar Piastri, Nico Hülkenberg et Liam Lawson.
Gabriel Bortoleto a terminé onzième, devant Esteban Ocon. Les deux Alpine de Colapinto et Gasly suivent, puis Fernando Alonso, quinzième pour son Grand Prix à domicile. Ollie Bearman complète le groupe.
Carlos Sainz, autre pilote espagnol très attendu ce week-end, a dû se contenter de la 17e place avec sa Williams. Il devance Tsunoda, Lance Stroll, Alex Albon et les deux Cadillac de Pérez et Valtteri Bottas.
Impossible, évidemment, de tirer des conclusions définitives après seulement une heure sur un circuit que personne ne connaissait encore. Mais une première tendance se dessine : Mercedes a immédiatement trouvé ses marques à Madrid. Russell a été le premier à poser une référence solide, et Antonelli n’est pas loin derrière.
Il faudra maintenant voir si cette hiérarchie résiste lorsque les équipes auront affiné leurs réglages et que les conditions de piste évolueront. La deuxième séance permettra déjà d’en savoir beaucoup plus sur le véritable rapport de force du week-end.

